Le Togo se prépare à prendre part, en janvier 2027, au 4ᵉ cycle de l’Examen périodique universel (EPU). Dans cette perspective, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) et le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT), en collaboration avec leurs partenaires, ont initié une consultation nationale en vue de l’élaboration des rapports alternatifs. Organisée avec l’appui technique et financier du Bureau régional du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH/BRAO), de UPR Info et de Pain pour le monde (PPLM), cette rencontre est placée sous le thème « Renforcement de l’apport de la société civile et de la CNDH dans l’élaboration des rapports alternatifs ». La rencontre se tient à l’Agora Senghor de Lomé du 14 au 16 avril 2026 et vise à consolider la contribution des acteurs de la société civile et de la CNDH au processus d’élaboration des rapports alternatifs du 4ᵉ cycle de l’EPU.
Environ une cinquantaine de participants, issus de la CNDH et des organisations de la société civile provenant de toutes les préfectures du pays, prennent part à ces travaux. L’objectif est de renforcer leurs capacités en matière de techniques de collecte et d’analyse des données, d’harmoniser les approches méthodologiques et de produire des informations fiables, conformes aux exigences internationales.
Mécanisme clé du Conseil des droits de l’homme, l’EPU offre aux Etats l’occasion d’évaluer les progrès réalisés en matière de droits humains, d’identifier les défis persistants et de renforcer leur coopération avec les différents acteurs. Dans ce processus, la contribution des institutions nationales des droits de l’homme et des organisations de la société civile s’avère essentielle pour garantir une évaluation objective, inclusive et crédible.
A l’issue du 3ᵉ cycle de l’EPU concernant le Togo, 89 Etats ont formulé 224 recommandations. Le pays en a accepté 182 et notées 42. Depuis lors, la CNDH et la société civile ont engagé un suivi de la mise en œuvre de ces recommandations. Des rapports à mi-parcours ont notamment été élaborés et soumis au Conseil des droits de l’homme, à la suite d’une consultation nationale organisée du 4 au 6 septembre 2024 avec l’appui de UPR Info.
Selon M. KADJA Abalodjam, représentant le président de la CNDH, le Togo a enregistré des avancées notables dans la mise en œuvre de ces recommandations notamment dans le renforcement du cadre juridique et institutionnel. Il a souligné toutefois que des défis importants restent encore à relever dans plusieurs domaines.
Le programme de la rencontre prévoit des sessions consacrées aux techniques d’élaboration et de soumission des rapports alternatifs, la collecte des données, des travaux de groupe, l’analyse de la situation des droits de l’homme et l’évaluation du niveau de mise en œuvre des recommandations du 3ᵉ cycle.
Service de presse de la CNDH







