
Organisée du 2 au 5 juin 2026 à Lomé, la session de renforcement de capacités des magistrats, des forces de l’ordre et de sécurité sur la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées ou involontaires a réuni des acteurs clés de la justice et de la sécurité autour des enjeux liés à la prévention et à la lutte contre ce phénomène qui constitue une grave violation des droits humains.
Initiée avec l’appui du Bureau régional du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme pour l’Afrique de l’Ouest (BRAO), cette rencontre vise à renforcer les connaissances des participants sur les obligations découlant de ladite Convention ratifiée par le Togo et à favoriser une meilleure prise en compte des mécanismes de prévention, d’enquête et de protection des victimes.
Au cours de la cérémonie d’ouverture, Maître Ohini Kwao Sanvee, Président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), a livré un message fort en rappelant que les disparitions forcées constituent l’une des violations les plus graves des droits humains. Selon lui, elles ne privent pas seulement les victimes de leur liberté, mais infligent également aux familles une souffrance prolongée marquée par l’incertitude et l’absence de réponses sur le sort de leurs proches.
Maître Ohini Kwao SANVEE a également rappelé que la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées impose aux États des obligations précises en matière de prévention, d’enquête, de poursuites des auteurs, de réparation et de garanties de non-répétition. Dans ce contexte, il a mis en avant le rôle déterminant des magistrats ainsi que des forces de l’ordre et de sécurité dans la mise en œuvre effective de ces engagements.
Pour le président de la CNDH, ces acteurs occupent une place centrale dans la prévention des disparitions forcées, à travers le respect des procédures légales, le contrôle de la légalité des privations de liberté et la garantie des droits des victimes à la vérité, à la justice et à la réparation. Il a également réaffirmé l’engagement de la CNDH à accompagner les efforts nationaux de promotion et de protection des droits humains. Il a, en outre, exprimé le souhait que cette formation permette aux participants de renforcer leurs compétences et d’adopter des pratiques conformes aux standards internationaux en matière de protection des droits fondamentaux.
M. Aworou Komlan Missité, Secrétaire Général du Ministère de la Justice et des Droits Humains, représentant le Ministre, a rappelé l’engagement du Togo à respecter ses obligations internationales et à poursuivre les réformes nécessaires pour prévenir les disparitions forcées ou involontaires. Il a insisté sur l’importance du renforcement continu des capacités des acteurs de la chaîne pénale et sécuritaire afin d’assurer une application effective de la Convention.
De son côté, M. Guy Merlin NJIKE, Représentant le Directeur du Bureau régional du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme pour l’Afrique de l’Ouest, a salué les efforts déployés par les autorités togolaises et la CNDH dans la promotion d’une culture de respect des droits humains. Il a encouragé les participants à mettre à profit les connaissances acquises au cours de l’atelier afin de renforcer la prévention des disparitions forcées et de contribuer à une meilleure protection des personnes.
À travers cette initiative, les autorités nationales, la Commission Nationale des Droits de l’Homme et leurs partenaires entendent renforcer les mécanismes de prévention et de protection afin de garantir le respect des droits fondamentaux et de consolider davantage l’État de droit au Togo.
Service de presse de la CNDH










