
La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a tenu ce mardi à l’Hôtel Ivans Plaza de Kpalimé un atelier régional de renforcement de capacités des chefs traditionnels sur la protection du droit à la propriété foncière au Togo. Placée sous le thème « Rôle des autorités traditionnelles dans la résolution des litiges fonciers », cette rencontre de deux jours, qui s’est tenue du 23 au 24 juin 2026, a réuni des chefs traditionnels, des magistrats, des élus locaux, des représentants de l’administration publique ainsi que plusieurs experts du secteur foncier.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan annuel de travail 2026 de la CNDH et vise à contribuer à la réduction des litiges fonciers au Togo, un phénomène qui demeure l’une des principales sources de tensions sociales et de conflits communautaires.
Dans son discours d’ouverture, le Président de la CNDH , Me Ohini Kwao SANVEE a rappelé que : « Les chefs traditionnels sont les gardiens des us et coutumes, les médiateurs naturels au sein de leurs communautés et les premiers recours des populations en cas de litiges fonciers », Il a mis l’accent sur la nécessité de renforcer leurs connaissances du cadre juridique et des mécanismes de médiation.
L’atelier a été marqué par plusieurs communications portant notamment sur les techniques de médiation foncière coutumière ainsi que l’accès des femmes à la terre dans un contexte marqué par les réformes juridiques et les résistances coutumières.
Au cours de la deuxième journée, les échanges ont porté sur le cadre juridique du foncier au Togo, la collaboration entre les autorités traditionnelles et les autres acteurs du secteur foncier, notamment les magistrats les juridictions, les géomètres, les maires les communes et les représentants du cadastre. Les participants ont formulé également des recommandations visant à améliorer la prévention et la collaboration entre les autorités traditionnelles et les autres acteurs du secteur foncier sur la gestion des conflits liés à la terre.
A l’issue de cet atelier les chefs traditionnels de la région des plateaux ont reconnu le rôle central des femmes dans le développement agricole, l’économie locale, la sécurité alimentaire de leurs communautés et ont pris l’engagement en faveur de l’accès des femmes à la terre à une déclaration solennelle.
À travers cette rencontre, la CNDH entend outiller les chefs traditionnels afin qu’ils puissent jouer pleinement leur rôle de médiateurs et de promoteurs de la cohésion sociale. L’institution réaffirme ainsi son engagement en faveur de la protection des droits humains, de l’accès à la justice et de la promotion d’une gouvernance foncière inclusive et respectueuse des droits de tous les citoyens.
Service de presse














