La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), à travers son Mécanisme national de prévention de la torture (MNP), a organisé les 6 et 7 octobre 2026, à l’Hôtel Central de Sokodé, un atelier de renforcement des capacités des responsables des lieux non conventionnels de privation de liberté, notamment les orphelinats, les couvents et les camps de prière.
Cette activité, organisée dans le cadre du projet « Consolidation du cadre de prévention de la torture et du Mécanisme national de prévention de la torture au Togo – Phase 3 », avec l’appui financier du Fonds des Nations Unies pour la prévention de la torture (Fonds OPCAT), avait pour objectif de renforcer les connaissances des participants sur les droits des personnes privées de liberté, ainsi que sur la prévention de la torture et des autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par le mot de bienvenue du Préfet de Tchaoudjo, M. DOUTI TCHIMBIANDJA, et le discours d’ouverture prononcé par le 2e Vice-président de la CNDH, M. KODJO Gnambi Garba, au nom du Président de la Commission. Dans son intervention, le Vice-président a rappelé que le mandat du MNP s’étend à tout lieu où des personnes peuvent être privées de leur liberté. Il a précisé que les visites du MNP s’inscrivent avant tout dans une démarche de prévention, de dialogue et d’amélioration des pratiques, et non dans une logique de sanction.
Cinq communications ont été présenter durant les deux jours à savoir :
– La CNDH et ses missions, son fonctionnement ;
– Le cadre juridique de prévention contre la torture ;
– La criminalisation et la sanction des actes de torture et autres ;
– Les mauvais traitements dans le Code pénal togolais ;
– Les droits des personnes privées de liberté ;
– la protection de la santé mentale dans les lieux de privation de liberté.
La rencontre a permis de rappeler aux participants que la CNDH, à travers son Mécanisme national de prévention de la torture (MNP), est habilitée à effectuer des visites régulières, annoncées ou inopinées, dans les lieux de privation de liberté, y compris les lieux non conventionnels, et à formuler des recommandations à l’endroit des autorités compétentes en vue de prévenir la torture et les autres mauvais traitements. À cet égard, entre 2019 et 2025, le MNP a visité 597 lieux de privation de liberté et formulé 332 recommandations.
Les participants ont également échangé sur leurs expériences et les difficultés rencontrées dans la prise en charge des personnes accueillies au sein de leurs différentes structures.
À travers cette initiative, la CNDH a réaffirmé son engagement à renforcer la prévention de la torture et la protection de la dignité humaine dans tous les lieux où des personnes peuvent être privées de leur liberté. L’atelier a également permis de consolider le dialogue entre le MNP et les responsables des lieux non conventionnels, en vue de favoriser une meilleure prise en compte des droits fondamentaux des personnes qui leur sont confiées.
Service de presse de la CNDH















